La dame en noir, Susan Hill
Par un mois de novembre froid et brumeux, Arthur Kipps, jeune notaire londonien, est dépêché à Crythin Gifford, dans le nord du pays, pour assister aux funérailles d'Alice Drablow, 87 ans, avant de trier ses papiers en vue d'organiser sa succession.
Lors de l'inhumation, dans une église quasi déserte, Arthur remarque la présence d'une femme tout de noir vêtue, le visage émacié, comme rongé par la maladie. Cette dame en noir, il l'apercevra de nouveau aux abords du manoir qu'occupait Mme Drablow, une demeure isolée, battue par les vents, située sur une presqu'île seulement accessible à marée basse/
Et, chaque fois qu'elle apparaît, se produisent des phénomènes paranormaux qui ébranleront le jeune homme. Jusqu'à faire vaciller sa raison ?
Un conte gothique ne se savoure pas n'importe comment. Qu'il soit bon ou mauvais, on ne le lit pas le matin sur le trajet du boulot, ni même à quatre heures de l'après-midi dans un parc en plein été. Un conte gothique, pour un peu qu'on se soit lancé (volontairement) dans une telle lecture, ne peut être apprécié sans les conditions adéquates. Personnellement, j'ai tout misé sur mon appart mal éclairé (et très bien fermé à clé) (je le sais parce que j'ai vérifié plusieurs fois) vers 23 heures. Ça a été plutôt efficace.
Certes, je suis une sacré lopette, mais je mentirais en prétendant que je n'ai pas regretté mon zèle à plusieurs reprises. J'ai probablement péché par naïveté, mais je n'imaginais pas qu'un livre puisse me terrifier autant qu'un film.
J'ai éprouvé au départ une légère déception en constatant la narration à la première personne. En général, ça m'empêche d'entrer rapidement dans le livre, je trouve toujours l'écriture moins fluide. Pourtant, l'intrigue est si intimiste que c'est probablement la narration la plus évidente pour ce thriller. Car l'histoire ne tourne qu'autour d'un seul homme, et des événements qui vont venir perturber sa raison. Preuve s'il en est qu'on n'a pas besoin d'un flot de personnages et de meurtres à sensation pour écrire une histoire d'horreur. La suggestion et le ressenti font grimper l'angoisse avec une efficacité redoutable.
J'ai éprouvé au départ une légère déception en constatant la narration à la première personne. En général, ça m'empêche d'entrer rapidement dans le livre, je trouve toujours l'écriture moins fluide. Pourtant, l'intrigue est si intimiste que c'est probablement la narration la plus évidente pour ce thriller. Car l'histoire ne tourne qu'autour d'un seul homme, et des événements qui vont venir perturber sa raison. Preuve s'il en est qu'on n'a pas besoin d'un flot de personnages et de meurtres à sensation pour écrire une histoire d'horreur. La suggestion et le ressenti font grimper l'angoisse avec une efficacité redoutable.
Malgré l'anxiété qui me tenaillait tout du long, le besoin pathologique de poser le livre et rallumer l'ordinateur à la recherche d'un être humain vivant, malgré la fatigue ou le manque de temps, rien mais alors vraiment rien n'a pu me faire décrocher de ce livre. Il y a dans cette histoire un aspect envoûtant qui emporte le lecteur bien malgré lui et on ne peut que tourner résolument les pages, partagé entre le besoin et la crainte de savoir.
En somme une lecture fascinante, qui remue bien plus que je ne l'aurais soupçonné, et poursuis bien après qu'on ait tourné la dernière page.

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