lundi 7 mai 2012

Casanova et la femme sans visage

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Casanova et la femme sans visage, Olivier Barde-Cabuçon
 
En 1757, malgré son peu de goût pour la monarchie, le jeune Volnay a sauvé Louis XV de la mort, lors de l'attentat de Damiens. Pour le remercier, le monarque a créé pour lui la charge de commissaire aux morts étranges. Depuis, il a toute autorité sur les crimes inexpliqués. Aussi, lorsque le cadavre d'une femme sans visage est retrouvé dans Paris, le chevalier de Volnay se charge-t-il de l'enquête. Sur le corps, il découvre une mystérieuse lettre portant le sceau du roi. Quant à la présence de Casanova  sur les lieux du crime, elle ne laisse pas de l'intriguer. A la demande du policier, la dépouille n'est pas emportée à la morgue du Châtelet mais confiée à son assistant, un moine aussi savant qu'hérétique. L'autopsie et les premiers éléments de l'enquête conduisent bientôt le chevalier de Volnay à Versailles, dans le cabinet du roi, dans les maisons aménagées par la marquise de Pompadour à l'intérieur du Parc-aux-Cerfs et dans le laboratoire de l'énigmatique comte de Saint-Germain. Surveillé de près par Sartine, le lieutenant criminel de Paris, qui voit d'un mauvais œil ce policier iconoclaste, mais aidé par le libertin Casanova, le commissaire aux morts étranges pénètre un monde d'intrigues et de trames, de passions et de déportements, de croyances et de forfaits. 

Je crains fort que nous ne soyons en présence d'une rébellion de la pile à lire : non seulement elle n'obéit plus à aucun contrôle, mais en plus elle me fournit abondamment en triangle amoureux ces derniers temps ! Pourtant cette fois-ci je ne m'en plaindrai pas (je les entends, vos soupirs de soulagement) puisque ici nous sommes dans la cour des grands, et c'est donc en adultes que cette histoire sera menée (et moi je suis amoureuse de Casanova). Mais comme là n'est pas l'objet de cet article, passons donc aux choses sérieuses :

Ce roman est tombé entre mes mains par le plus grand des hasards, mais comme il m'avait été chaudement recommandé par un auteur que j'apprécie, pour son travail et sa personnalité, j'ai une fois encore mis de côté mes a priori sur la littérature contemporaine. Et bien m'en a pris, car après une telle lecture, je serai bien audacieuse d'oser encore prétendre que la littérature française est morte.

Ce polar, plus dans la veine du roman d'aventures que du polar cérébral, met en scène la France des Lumières avec une rigueur historique qui ravira les initiés, et permettra aux autres de s'instruire sans s'ennuyer. Car ici, les rebondissements se succèdent sans répit pour nos protagonistes dans une intrigue bien menée et très élaborée (je prétendrai bien avoir deviné la fin, mais il parait que ce n'est pas bien de mentir). Encore un livre que je répugnais à reposer tous les soirs... mais bon il parait que le sommeil c'est bon pour la santé.

Si je ne suis pas une fervente lectrice de romans d'aventures, j'ai quand même pris beaucoup de plaisir dans cette lecture, notamment grâce à l'écriture, élégante et enlevée. Si l'histoire est orchestrée d'une main de maître, les personnages n'en sont pas pour autant délaissés : chacun d'entre eux est très fouillé, et il est presque impossible de concevoir qu'ils ne sont rien de plus que des personnages. Malgré une passion affirmée pour Casanova (brillant et ambivalent comme je les aime), je me suis beaucoup attachée à l'atypique duo d'enquêteurs mis en scène par Olivier Barde-Cabuçon.

Enfin, plus que l'histoire, l'intrigue ou les quelconques rebondissements, c'est ce talent particulier de l'auteur pour décrire les sentiments des personnages et leurs ressentis qui m'a touché. Dans ces moments-là, ce n'est même plus la peine d'essayer de se détacher du roman. On ne peut plus que retenir son souffle avec le personnage, frémir quand il frémit, et prier pour qu'il ne meure pas, parce qu'alors Dieu seul sait comment nous pourrions le vivre.


"On retrouve souvent bien des intérêts particuliers
dans l'intérêt général."

jeudi 3 mai 2012

Les dossiers personnels de Sherlock Holmes

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Les dossiers personnels de Sherlock Holmes, Dr John Watson Guy Adams et Lee Thompson

Les aventures de Sherlock Holmes, le plus célèbre détective privé au monde, ont été consignées dans les moindres détails par son ami et assistant, le docteur John H. Watson.
Les comptes rendus captivants des cheminements de Holmes par Watson s'appuient sur les notes qu'il a pu prendre au cours des enquêtes et des preuves qu'il a rassemblées avec Holmes.
Ces Dossiers personnels ont donc la forme d'un journal, consciencieusement tenu par Watson.
Tickets, journaux, télégrammes, lettres, photos, rapports de police... ajoutent une dimension irrésistible à la connaissance de chacune des plus grandes énigmes du détective britannique.

Quel admirateur de Sherlock Holmes n'a jamais éprouvé l'envie de plonger dans les carnets de Watson, de consulter les preuves diverses, photos, coupures de journaux et autres télégrammes qui constituent le quotidien du détective consultant et de son assistant ? Deux américains nous donnent cette opportunité, en rendant public l'un des nombreux carnets de Watson, plus vrai que nature. A l'intérieur, donc, un résumé de l'affaire, avec sur chaque page, disposés pêle-mêle, des télégrammes et autres documents de l'affaire. Plusieurs pochettes comportent d'autres documents plus grands, avec notamment les lettres évoquées dans les nouvelles, une photo de LA femme, et bien d'autres surprises...
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Difficile, quand on a pris la décision de collectionner les livres concernant Sherlock Holmes, de ne pas se jeter sur celui-ci. Qu'il soit à savourer seul, pour se plonger dans une enquête lue depuis longtemps déjà, ou en complément de l’œuvre de Conan Doyle, pour tenir entre nos mains les pièces maîtresses de l'enquête en même temps que notre tandem adoré, à moins qu'il ne s'agisse de faire découvrir le détective consultant à un enfant peu féru de lecture, ce livre est une mine.
J'ai personnellement pris beaucoup de plaisir à retourner en enfance en jouant à faire "comme si". Ce n'est pas parce que Sherlock Holmes n'est que le fruit de l'imagination d'un docteur de campagne qu'on ne peut pas prendre le temps de vivre dans le déni, et de jouer soi-même aux apprentis détectives. Un livre que je recommande donc en toute subjectivité à tous les amateurs de Sherlock Holmes et de son cher docteur.

dimanche 15 avril 2012

Hunger Games - Tome 3

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Hunger Games T.3 La révolte, Suzanne Collins

Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu'elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair: Katniss n'est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.

Bon, je suis sortie du premier tome passionnée, du second toujours très emballée, mais ce troisième opus me laisse sur une sensation très confuse. Il y a certes de très bonnes choses sur lesquelles je reviendrai plus tard, histoire de ne pas vous laisser sur une mauvaise impression. Mais je dois admettre que quelques éléments ont gâché ma lecture.

Pour commencer, ce fichu triangle amoureux dont j'avais déjà parlé. Sans rentrer dans les détails de qui elle choisit, et de mon opinion sur le sujet, c'est juste la partie la plus fatigante du roman. Je ne sais pas si c'est une question d'âge ou d'état d'esprit, mais je persiste à penser que ce livre aurait été bien meilleur sans. Contrairement à d'autres livres, le triangle amoureux n'est pas le centre de l'intrigue. Ici on parle de guerre, de rébellion, de confiance et des sentiments contradictoires que ressent Katniss à propos de son entourage. Alors très franchement, avec qui elle a envie de finir sa vie, c'était bien le cadet de mes soucis.

En plus de ce foutu défaut scénaristique, je reproche à l'auteur d'en faire beaucoup trop. Elle a une histoire passionnante qu'on a du mal à lâcher, alors je ne vois pas pourquoi elle en fait des tonnes niveau suspens (et vas-y que je termine mon chapitre sur un élément trop inattendu !). C'est trop. Ça passe dans les premiers tomes, mais là ça devient franchement lassant. Sans compter que l'auteur tire toujours les mêmes ficelles, et que ça aussi, c'est agaçant. Dans celui-ci,on a perdu la fraicheur et la spontanéité du premier.

Après, j'ai ressenti, mais là il  me sera difficile d'expliquer pourquoi ou comment, quelques difficultés à me sentir impliquée par l'histoire. Les technologies évoquées, comme je le soulevais déjà pour le premier tome, sont parfois tellement improbables qu'on ne peut que soulever un sourcil perplexe. Et là, difficile de se sentir concerné par ce que vivent les personnages. J'ai beau voir le travail de l'auteur, reconnaître les trouvailles originales, il m'a semblé buter à maintes reprises sur une sensation d'univers peu fouillé. Il n'est pas complètement exclu que ce soit à cause du Trône de Fer, qui dans le genre univers fouillé fait partie du must. Bref, l'auteur semble osciller dans son écriture entre le trop et le pas assez, le tout avec un certain manque d'originalité par rapport aux deux romans précédents.

Cependant, bien que j'ai beaucoup moins apprécié cette lecture que les deux précédentes, je dois reconnaître à l'auteur un scénario de base original et qui tient la route. Elle excelle plutôt à décrire les sentiments et traumatismes relatifs à la guerre, et on ne peut qu'être touchée par la douleur des personnages. L'ambiguïté des relations est intéressante et assez agréablement mise en scène bien qu'encore une fois, à côté du Trône de Fer, cela fait office de pâle brouillon. Je ne renierai cependant pas l'émotion authentique que j'ai ressenti lors du dernier chapitre (et à l'instar de Harry Potter, j'aurais pu me passer de l'épilogue) (mais genre vraiment).


mardi 10 avril 2012

Chéri

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Chéri, Colette

Léa de Lonval, une courtisane de près de cinquante ans, est la maîtresse de Fred Peloux, surnommé Chéri. A mesure qu'elle éprouve le manque de conviction croissant de son jeune amant, Léa ressent, avec un émerveillement désenchanté et la lucidité de l'amertume, les moindres effets d'une passion qui sera la dernière. Pourtant, il suffira à Chéri d'épouser la jeune Edmée pour comprendre que la rupture avec Léa ne va pas sans regrets.

Quatre heures de trajet, où j'aurais dû travailler, m'avancer, et rentabiliser autant que faire se peut un long trajet en train. Et puis je m'étais prévue une gentille pause de lecture par ci par là. Je n'avais jamais lu Colette avant. En général, j'évite les auteurs français, dont je trouve l'écriture trop pesante. Mais sur les conseils d'un très bon ami, j'ai trouvé une petite place pour celui-ci dans ma pourtant très occupée pàl.
Et quelle surprise ! Chez Colette, la plume court sur le papier avec légèreté et nous entraîne dans une folle (et triste) histoire d'amour. Difficile de résister à une émotion si délicieusement exprimée, avec un humour tour à tour moqueur et amer. Alors non, je n'ai pas pu le lâcher avant d'être parvenu au bout, car quand bien même on trouve des livres passionnants, drôles ou émouvants, combien vous étreignent le cœur avec cette force ? Quand bien même on se croit trop aigri par l'amour, ou désintéressé par le sujet, Colette a le pouvoir de nous y entraîner malgré nous. Alors on soupire, on tressaille, et on découvre le bonheur et le chagrin, faisant corps avec les personnages.
Et c'est triste, mais dieu que c'est beau.

mardi 13 mars 2012

Qui rira le dernier

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Qui rira le dernier, Christine Muller

Cinq situations où "amour" ne rime pas avec "toujours". Cinq façons de railler la mollesse des sentiments, la naïveté, l'indifférence ou la trahison.
Biquette aurait dû réfléchir avant d'épouser M. Seguin pour qui la vengeance est un plat qui se mange... congelé.
Une rage de dents mène Jacques à une passion dévastatrice pour une inconnue aux agissements pour le moins tordus.
Ce soir-là, Claude voulait écrire des aphorismes, loin du tsunami familial. Hélas, un tueur en série a décidé de lui gâcher l'ambiance.
Jim est archi-bavard, comblé d'ex et d'enfants d'ex. Seule ombre à ce tableau idyllique de famille recomposée : son téléphone mobile dernier cri.
Ravissante, Sandra est un piège à hommes qui refuse de se refermer sur l'un d'eux. Sauf le jour où elle croise le Mec Idéal...

Armée de son humour, l'auteur raille avec férocité l'amour dans ce qu'il a de plus bas : la naïveté, l'infidélité et la mollesse des sentiments y sont traités sans pitié. Ce livre se dévore d'une traite, avec une certaine fascination pour ces personnages dont on devine la chute prochaine, sans pourtant jamais l'entrevoir avant les toutes dernières lignes. Quelques fous rires, mais surtout un sentiment constant de jubilation, le tout servi par une écriture fluide. L'humour est noir et la morale sans appel : à trop jouer avec le feu, on fini immanquablement par se brûler.

vendredi 2 mars 2012

Sherlock Holmes dans tous ses états

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Sherlock Holmes dans tous ses états, ouvrage collectif

Qui a tué le mari du chef de gare ? Pourquoi veut-on couper la queue du Prince de Württemberg ? Que fait donc le grand détective, un chronomètre dans une main, l'autre fourrée sous les jupes d'une dame ? Pourquoi Watson essaie-t-il d'arracher les oreilles de Tony Blair ? Holmes et Watson sont-ils condamnés à manger du pigeon à tous les repas ? Quel mystère se cache dans le caleçon de la mort ?
Eternel et protéiforme, Sherlock Holmes revient dans treize aventures résolument décalées, parfois assez éloignées de l'illustre modèle, mais ô combien réjouissantes.

Bon. J'aimerais vraiment écrire un avis intelligent, nuancé et j'en passe. Mais ça va être compliqué, parce que tout ce que m'inspire ce foutu bouquin c'est agacement, énervement, hérésie, affliction, abasourdissement ainsi que le délicat et anglophone wtf ????
Dieu sais combien j'ai eu envie d'écrire aux auteurs pour leur demander pourquoi, comment, mais ciel, pourquoi ?
Bon, essayons de redevenir sensée un instant. Je ne dirai pas que l'ensemble du recueil est mauvais. Les pastiches du début, que je trouvais tous très sympathiques sans être transcendants (à part l'inspecteur la Mante de William Kotzwinkle qui sort clairement du lot) ont pris une valeur insoupçonnée compte tenu des parodies qui suivent.
Peut-être est-ce dans mon imaginaire, mais une parodie est censée faire rire. Deux y sont parvenues sans peine (merci à Stephen Leacock et Chris Wood, grâce auxquels je ne regrette pas complètement d'avoir ouvert ce livre). Mais les autres... dieu merci certaines se sont contentées d'être ennuyeuses quand d'autres étaient tout simplement affligeantes ! Comme Neil Gaiman a réussi à tuer Narnia par l'un de ses pastiches, la quasi-totalité des auteurs ici présentés ont vraisemblablement essayé de me désintoxiquer de Sherlock Holmes.
Je sais que le concept d'une parodie est de forcer les traits, et on ne pourrait m'accuser de ne pas aimer cela. Mais là ? Les personnages sont tellement déformés qu'on les reconnaît à peine. On ne force rien du tout, on réinterprète, on change tout et on ne reconnait rien.
J'ai bien conscience que c'est le problème majeur d'un recueil : on ne peut pas tout aimer. Soit. Mais au point de ne même pas en apprécier la moitié ? Ces gens ont-ils seulement lu Sherlock Holmes ? On ne reconnait ni l'esprit ni la finesse de l'univers. Non je ne demandais pas une copie conforme, je le répète. Mais j'attendais un livre qui tienne ses promesses et qui fasse rire sans traumatiser l'amoureux de l’œuvre de Conan Doyle.
C'est sans nul doute très bien écrit, mais j'en attendais un peu plus que ça.

mercredi 29 février 2012

Hunger Games - Tome 2

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Hunger Games, Tome 2 - L'embrasement, Suzanne Collins

Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s'agit surtout d'une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d'une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n'hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l'aube des Jeux de l'Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss...

J'ai retrouvé avec plaisir la suite des aventures de Katniss. Même si le premier tome reste mon préféré, l'héroïne reste fidèle à mon souvenir (rebelle à souhait) et l'histoire est tout aussi prenante. Une fois encore, le livre était terminé à la fin de la journée. S'il présente quelques défauts (écriture qui n'a rien  d'exceptionnelle et de menues incohérences) il remplit bien le contrat : divertir en vous faisant totalement lâcher prise avec votre quotidien. C'était exactement ce que j'en attendais et je n'ai pas été déçue. Parfait à lire d'une traite le temps d'un voyage ou pour faire une vraie pause, parce que de toutes façons, il est bien difficile de reposer ce livre une fois qu'on l'a ouvert (et l'aspect vicieux de la chose c'est qu'il est aussi compliqué de lutter pour ne pas enchainer les trois à la suite).

Ce qui m'a par contre un peu gâché la lecture est cette espèce de compétition Gale/Peeta pour le cœur de Katniss. Dans le premier tome je ne me suis pas un seul instant posé la question de qui elle choisirait finalement, me contentant de les apprécier chacun pour leurs compétences. A croire que j'ai dépassé le stade où ce genre de dilemme (que je sais pourtant très en vogue en littérature jeunesse) trouve de l'intérêt à mes yeux, pour au final ne ressentir qu'un léger agacement (sans compter que maintenant j'ai mon préféré et que ça m'ennuierai qu'il se retrouve tout seul à la fin).